lundi 10 juin 2013

13 000 visiteurs !


Sympathique message de Mme Meyer-Roudet, responsable du Musée du jouet. 





L'exposition « Drôles de jouets ! André Hellé ou l’art de l’enfance » s'est terminée ce 9 juin. Cet événement aura accueilli près de 12 800 visiteurs de la mi-octobre 2012 à début juin  2013.



Grâce à la présentation de ses albums et jouets prêtés par un certain nombre d’institutions comme par de grands collectionneurs, dans une scénographie très attractive, l'exposition et son catalogue ont bénéficié d'une large couverture médiatique dans la presse nationale, locale et spécialisée. 


Cette dynamique a été renforcée par une programmation culturelle entièrement dédiée à l’artiste et mise en place par l’équipe du Musée du Jouet de Poissy : concerts de la Boîte à Joujoux, ateliers graphiques, participation aux grandes opérations internationales et locales comme les Journées européennes des Métiers d'art, la Nuit européenne des musées, la Fête mondiale du jeu et le festival citoyen Quartiers libres, en partenariat avec l’Education nationale et le réseau associatif de la ville.



N’oublions pas la réédition de trois des principaux albums d'André Hellé (Drôles de bêtes et Histoire d'une boîte à joujoux chez l'éditeur Memo, Images drôlatiques chez Michel Lagarde) qui ont disparu comme des petits pains.



Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à la belle dynamique de Béatrice Michielsen, et à ses deux compères passionnés, fondateurs de l’Association des amis d’André Hellé.


Dans l’espoir d’une future collaboration. 
                                          

Hélène Meyer-Roudet, conservateur des musées de Poissy


Qu'il nous soit permis à notre tour de remercier l'équipe du musée et la ville de Poissy pour l'enthousiasme qu'ils ont mis à monter ce beau projet.

mercredi 5 juin 2013

Dernière heure


A l'occasion de la clôture de l'exposition Hellé au Musée du jouet, visite guidée en compagnie de Marie-Pascale Jacquot, conférencière, ce dimanche 9 juin.


mardi 4 juin 2013

Kot, kot, kodet !




 

"Pattes jointes, elle saute du poulailler, dès qu'on lui ouvre la porte. C'est une poule commune, modestement parée et qui ne pond jamais d'oeufs d'or (…). Elle pique, elle pique, infatigable. De temps en temps, elle s'arrête. Droite sous son bonnet phrygien, l'oeil vif, le jabot avantageux, elle écoute de l'une et de l'autre oreille. Et, sûre qu'il n'y a rien de neuf, elle se remet en quête"



Jules Renard, La poule (Histoires Naturelles, 1894)





Nous n'avons pu nous empêcher de penser à cette impeccable évocation de J. Renard en découvrant les poules stylisées par Hellé et Carlègle en 1928 pour leur jouet la Ferme normande.



Grâce à des collectionneurs partageurs qui ont permis un relevé précis des cotes, nous nous sommes autorisés à retranscrire les volumes géométriques savamment étudiés par nos deux compères et obtenons par un assemblage de deux pièces (languette rainure), les attitudes familières décrites plus haut. 



 



Plantées dans une modeste rondelle de bois, les poules de Messieurs Hellé et Carlègle s'animent et picorent tout aussi prestement sur leurs pattes réduites à deux clous rouillés.

BM

 

samedi 1 juin 2013

DERNIER AVIS !



L'IMPORTANTE EXPOSITION HELLE AU MUSEE DU JOUET SE TERMINE DANS QUELQUES JOURS, LE 9 JUIN. 

Ce n'est pas de sitôt que l'on pourra revoir un tel ensemble...

Le catalogue est épuisé, mais il en reste quelques exemplaires à la boutique du musée. 





dimanche 19 mai 2013

Quillembook




L'Histoire de Quillembois est désormais disponible gratuitement en Ebook (traduire : adapté à la lecture sur écran). 

L'éditeur omet de donner la date de publication : fin 1919. Ce n'est pas neutre : au sortir de la grande boucherie de 14-18, Hellé tire le bilan de cette période : "Années de tueries ! Années de massacre ! Pourquoi tout cela ? Pourquoi ? Pourquoi ?". Comme le notait déjà le catalogue de l'exposition Livre mon ami, on voit ici "vaciller le culte du poilu". Peut-être est-ce la raison du relatif insuccès de ce livre magnifique, qui est devenu fort rare.

Pour une fois la numérisation a été remarquablement bien réalisée, même si elle sacrifie la forme originelle (adieu le plaisir de tourner les pages...). La typographie originelle n'est pas respectée (et elle est américanisée : pas d'espace avant les points d'interrogation par exemple). Les images sont superbes !

En ligne ici : Projet Gutenberg

vendredi 10 mai 2013

Boissy Saint Hellé





De nouvelles photos de la pharmacie familiale des Laclôtre/Hellé à Boissy Saint Léger, et de la maison à tourelle qui est en vis-à-vis. 





samedi 4 mai 2013

Fauve et pop





Francisco San Millan, grand ami d'Hellé et de Laforge, nous communique une étonnante image publiée dans l'Oeuvre en mars 1911. C'est à notre connaissance la seule contribution d'Hellé à cette revue "haut de gamme", lui qui était plutôt cantonné aux magazines humoristiques populaires.

C'est aussi un Hellé inhabituel, très élégant et audacieux, dans la veine japoniste et Art nouveau de Beardsley ou Iribe, mais avec une touche fauviste, voire expressionniste. L'ensemble n'est pas sans évoquer certaines audaces du pop art, combinant simplification des traits et aplats de couleur "flashy" (par exemple Marylin Monroe aux cheveux jaunes par Warhol)... Encore que le "look" soit plutôt punk que rock, avec ces cheveux oranges hérissés, et la bouche outrageuse cernée de noir ! (Certains jeunes illustrateurs actuels seront peut-être un peu vexés de découvrir que ce dessin a plus d'un siècle...).



Les dessins qu'Hellé réalisait au même moment pour la presse étaient d'un tout autre style, mais le traitement du visage est caractéristique de son art "simplifié" et "enfantin". 1911, c'est aussi la date de publication du chef d'oeuvre d'Hellé, Drôles de bêtes (L'Arche de Noé), dont l'imagerie est toute autre...  

Par ailleurs on remarque que le monogramme, signature habituelle d'Hellé à cette époque, n'est pas ici transformé en petit visage ("smiley" avant l'heure).

Un autre ami d'Hellé et Laforge, Michel Dixmier, nous a indiqué que cette flamboyante rouquine pourrait être l'actrice Suzanne Desprès. Epouse du directeur du théâtre de l'Oeuvre (Lugné-Poe), Desprès fut en 1900 la première interprète de Poil de carotte

Le bulletin de l'Oeuvre s'ornait d'une évocation de S. Desprès par Paul Iribe, que l'on trouvera ci-dessous (Hellé collaborera au Témoin, journal d'Iribe, dans les années 1930). En l'occurrence, le portrait par Hellé nous paraît autrement puissant et moderne que celui du maître de l'Art déco, qui se contente ici de faire du Lepape en version caricaturale...

J.D.



mercredi 24 avril 2013

D'un support à l'autre



D'un support à l'autre :  
André Hellé, le petit maître de l'art enfantin.
Conférence de Béatrice Michielsen (Association des Amis d'Hellé)

dans le cadre du séminaire de l'Afreloce

samedi 18 mai, de 10 à 13 h

Ecole normale supérieure, salle Beckett (45 rue d'Ulm, Paris 5e)
Informations : cliquer ici



mardi 23 avril 2013

Hellé en son île, 2


SECOND EPISODE
 
Nous avons retrouvé la petite maison qu'André Hellé louait à l'année sur l'île d'Oléron, mais par souci de discrétion n'avons photographié que la fenêtre aux volets délicieusement délavés, ouvrant sur la ruelle extérieure. 
 
Il y aurait belle matière à exposition autour d'André Hellé et sa "chère île" ! Il lui consacra de très nombreux tableaux*, noua de solides amitiés avec des peintres locaux, décora les bâtiments de colonies de vacances de Boyardville et s'inspira même de ses traditionnels moulins à vent pour créer un jouet de bois tendre et naïf. 
 
Ajoutons à cette liste, le vibrant hommage que constitue "La maison des aïeules" de Pierre Loti (Floury, 1927), où l'illustrateur nous propose des vues embuées de l'île (tirées au pochoir, couleur après couleur), et plus particulièrement de la demeure familiale de Saint Pierre que Loti avait racheté sans jamais l' habiter. 
 
Tout au long de sa vie, l'artiste parisien trouva sur l'île un havre de paix autant qu'une source d'inspiration inégalée.

* Nous cherchons à en établir une liste: merci aux amateurs de faire connaître les oeuvres et les lieux dépeints.
 
 
 
 
 La petite maison d'Hellé à Oléron



Le moulin jouet d'Hellé (Catalogue d'étrennes / Reconstitution par Olivier Michielsen)


 

samedi 20 avril 2013

Hellé en son île...




PREMIER EPISODE


Un ami-chercheur, citoyen de l'île d'Oléron, vient de trouver chez un antiquaire, des épreuves d'imprimerie du "Livre des heures héroïques et douloureuses"  d'André Hellé (Berger-Levrault, 1919). 

Deux de ces épreuves sont annotées au verso et localisées à Oléron même, plus précisément à Domino sur la côte ouest. 

Rappelons que l'artiste qui s'était épris des paysages de l'île, y loua fort longtemps une petite maison à l'année qu'il meubla de ses mains. 




Hellé se trouvait-il à Oléron entre le 25 juillet et le 1er août 1914 où il souhaita immortaliser l'ordre de mobilisation générale ? Tout porte à le croire...


25 juillet 1914




1er Août 1914 



A suivre...

samedi 6 avril 2013

Pauvres joujoux



Une intéressante petite découverte que nous devons à M. Antoine Sausverd, animateur du passionnant site Topfferiana :

l'origine de l'album Pauvres joujoux cassés d'Hellé.



Il a en effet connu une pré-publication dans la revue pour enfants « Qui lit rit », n° 12, du 12 avril 1908, avant d'être développé en publié sous forme d'album en leporello

Au passage cela confirme notre datation de cet album (1908). 

En prime, un billet sur ce livre : Si tu veux (jouer)
 
Planches reproduites ci-dessous d'après le microfilm de la BnF.
(Cliquer sur les images pour les agrandir)

 


 


vendredi 29 mars 2013

De W. Busch à Ezra J. Keats


Michel Defourny, éminent autant que sympathique spécialiste de la littérature jeunesse, vient de consacrer un article à la vogue des rééditions d'albums anciens (Lectures, 179-180, janvier-avril 2013).

Il y consacre un chapitre au "retour d'André Hellé", dont voici un petit extrait :

André Hellé serait-il enfin réhabilité ? Une exposition de ses jouets s'est ouverte au Musée du jouet de Poissy, en octobre 2012, accompagnée d'un beau catalogue rédigé par Béatrice Michielsen ; en novembre 2011 un numéro spécial de la revue 'Griffon' lui a été consacré ; enfin, coup sur coup, plusieurs de ses albums sont réédités [....]. 'Drôles de bêtes', dont on a fêté en 2011 en 2011 le centième anniversaire de la parution, est un des chefs d'oeuvre de de la littérature jeunesse du début du XXe siècle...








jeudi 7 mars 2013

L'heure du berger



Pour fêter le 100e message du blog des Amis d'Hellé,


voici un joli cadeau.



Il s'agit d'un grande aquarelle originale, datant probablement de vers 1910, acquise il y a longtemps par un sympathique couple de collectionneurs, qui avaient eu un petit coup de coeur pour ce dessin, sans trop connaître l'artiste, à l'époque.

Ils nous ont contactés suite à l'exposition du Musée du jouet. Un autre trésor figure dans leur collection, qui fera rêver tous les amateurs d'Hellé... Nous le montrerons bientôt, avec, également, leur aimable autorisation.


(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

© Collection privée


mercredi 27 février 2013

Les jolies colonies de vacances


Notre message précédent nous a donné envie de revenir sur ces colonies de vacances décorées par Hellé, pour le compte de "L'Enfance coopérative".

Dans un ouvrage qui fut consacré à ces colonies, les auteurs, Jouenne et Fauconnet, rappellent :
 
"l'établissement de Boyardville fut d'abord une ancienne caserne [...]. M. Clément-Camus, l'architecte de l'Enfance coopérative examina la question des transformations [...]. Le Moulin placé au dessus de la cuisine sert de cheminée d'aspiration, évitant ainsi la chaleur suffocante et les mauvaises odeurs de cuisine" (L'enfance et la coopération, PUF, 1929)
 
Nous pensons depuis longtemps qu'Hellé n'a pas été seulement sollicité pour des fresques murales mais a probablement collaboré avec l'architecte.

Ce n'est d'ailleurs sûrement pas une coïncidence si le mobilier fut créé par un proche d'Hellé, le célèbre designer art déco Francis Jourdain (en revanche les vignettes qui figurent sur ces meubles ne sont pas d'Hellé mais d'un certain Lardeur, sans doute Raphaël Lardeur). Nous avons pu retrouver certains de ces meubles.

Les cartes postales reproduites ci-dessous sont empruntées à l'excellent site Rétro-colo, réalisé par l'association Wakanga.



Dortoirs de Gerardmer et Boyardville, décorés par Hellé. On remarquera l'inspiration constructiviste des rébus de Gérardmer.
(Ces fresques, comme toutes les autres réalisées par Hellé, 
ont aujourd'hui disparu)


Extraits du livre de 1929 sur "l'enfance coopérative" :
 

Cette décoration paraîtra sans doute un peu archaïque, mais il faut imaginer ce qu'étaient les colonies de vacances à cette époque, qui ressemblaient fort, pour le coup, à des casernes, dont la décoration se limitait en général  à un grand crucifix...




Sur l'histoire de ces établissements, voir les études de M. Bernard Toulier, Conservateur général du patrimoine (Ministère de la Culture), et membre du comité d'honneur de notre association, en particulier :